
Exposée au Salon de 1865, l’Olympia de Manet déclencha une violente polémique. Le scandale n’était pas de montrer une femme nue étendue sur un lit, non, bien sûr, la peinture l’avait fait cent fois depuis la Renaissance... Alors, était-ce de montrer une courtisane fixant du regard le spectateur, comme si c’était lui son prochain client, à moins qu’il ne soit simplement un voyeur ? Était-ce cette main posée sur son sexe ? Ou ce chat noir à la queue impudemment dressée ? C’est un peu tout cela, sans doute, qui valut à Manet cette réputation de pornographe qui poursuivait déjà son ami Baudelaire depuis la condamnation pour immoralité de ses Fleurs du mal.
L’histoire de ce sulfureux chef-d’oeuvre est racontée ici, dans un journal fictif, par Victorine Meurent, l’Olympia du tableau, qui fut le modèle préféré du peintre pendant une dizaine d’années.
Romancier féru d’histoire de l’art, Alain Le Ninèze a écrit notamment sur Michel-Ange (Libica. Michel-Ange et la Sibylle, Actes Sud, 2014) et sur Léonard de Vinci (Dans les yeux de Mona Lisa, ateliers henry dougier, 2019).
ISBN : 979-10-312-0272-3
Prix : 12,90 €
128 pages
Parution le 08 avril 2021
Diffusion : Volumen

"L’excellent petit livre La femme modèle selon Manet d’Alain Le Ninèze vient de sortir. Le principe, c’est un mix malin de fiction, le "journal" de la principale modèle de Manet, Victorine Meurent, et des données historiques bien verrouillées. Ainsi voit-on le malheureux Manet se faire recaler, humilier, traîner dans la boue plus d’une décennie durant, les années 1860, pour ses deux chefs-d’œuvre : Olympia et le Déjeuner sur l’herbe."
"Écrit avec la modestie et l’ingénuité qui siéent au modèle, ce récit, au-delà des anecdotes, vraies ou inventées, rend fort bien compte du coup de tonnerre que fut la peinture de Manet. De plus il met en lumière Victorine Meurent, à la vie mystérieuse, et qui fut peintre elle aussi, mais tombée dans l’oubli, comme tant de peintres femmes d’alors : la femme moderne, c’est elle aussi, sa personne et pas seulement son image, mais aussi son indépendance, son intelligence, son homosexualité. Le roman se complète d’une notice aussi documentée que possible sur Victorine Meurent."
"Les récits nous entrainent dans le quotidien des peintres, mais aussi des modèles ou dans les coulisses d'un studio ou d'une ville, avec une écriture facile à lire, qui plaira au plus grand nombre."

"Un homme, une oeuvre, un moment de vie pour comprendre l'artiste qui se cache derrière le tableau. Une très belle collection qui permet de mieux appréhender l'ensemble du travail de ceux qui stimulent notre imaginaire et nos émotions... magnifique."

"En choisissant Olympia de Manet, Alain Le Ninèze ne savait pas grand-chose de Victorine Meurent qui servit de modèle au peintre. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il s’agissait de la même jeune femme que dans Le déjeuner sur l’herbe, il s’est mis à enquêter sur elle et a décidé de lui donner la parole.
Elle raconte le travail avec Manet pour lequel elle posera durant onze ans, les périodes de découragement de l’artiste, son mariage avec Suzanne, les rencontres avec la bande des Batignolles."

"L'auteur a fait des recherches précises sur la carrière de Manet. On revit des drames vécus à l'occasion du Salon et aussi du Salon des refusés."
"Victorine Meurent parle de sa relation compliquée avec Manet. Elle relate leurs propos sur la peinture. [...] C’est un livre court, qui fait une grande part aux dialogues et vous offre une lecture ambitieuse et donne de la vie, de la chair, une voix à un chef-d’œuvre de la peinture française."

Coup de cœur d'Anaïs
"Une belle évasion au 19ème siècle, au coeur de l'univers du peintre Edouard Manet.
(Re)découvrez la vie de cet artiste, ses amis, ses combats, ses oeuvres, à travers le journal (fictif) de Victorine Meurent, l'un des modèles favoris du peintre.
Un roman qui, entre fiction et réalité, nous offre un joli moment lecture et nous donne envie de voir et revoir de nombreuses oeuvres du peintre et de ses contemporains."

"Victorine consigne dans son journal ses rencontres avec Manet - que ce soit lors des séances de pose à son atelier ou au café Guerbois. Ce livre est à la fois un petit cours d’histoire de l’art, et une fiction où l’on croise Zola, et la grande Berthe Morisot alors qu’elle n’est pas encore la belle-soeur de ce Manet-là. Il ouvre une perspective biographique intéressante sur Victorine Meurent, qui exposera elle aussi ses oeuvres au Salon.
On sait peu de choses d’elle, mais il en est suffisamment esquissé ici pour donner envie de la connaître davantage."

"On sait peu de chose de Victorine Meurent, qui fut le modèle préféré d’Edouard Manet. C’est elle qui prend la parole dans le journal fictif que nous offre Alain Le Ninèze afin d’évoquer l’accueil pour le moins hostile que reçurent ces œuvres, tant de la part des institutions que du public. Leur naissance, le contexte dans lequel elles furent créées, les sarcasmes qu’elles suscitèrent sont ainsi racontés d’une manière simple, accessible, à l’exact opposé d’une étude à caractère universitaire."

"Le livre donne une furieuse envie d'en apprendre davantage. C'est Victorine Meurent, la modèle préférée du peintre entre 1862 et 1872 qui se fait narratrice. Elle se révèle fascinante et libre. Elle a accompagné Manet dans son chemin difficile mais obstiné vers la modernité envers et contre le public et la critique."

"Le romancier Alain Le Ninèze fait revivre la naissance de l’Olympia à travers le récit plein de vie de celle qui en fut le modèle, Victorine Meurent. Cette jeune femme, que l’on reconnaît aussi dans le Déjeuner sur l’herbe, pose pour le peintre entre 1862 et 1873. Avec légèreté, on l’imagine évoluant dans l’atelier de Manet, on entend la déclaration d’amour enflammée du peintre, on la suit au Salon des refusés où l’on croise Baudelaire…"

" Une superbe analyse d'un tableau, les critères de beauté de l'époque nous surprennent et font de cette époque prenant le chemin de la modernité, une nouvelle passerelle à l'art sur le réalisme et bien avant l'engouement controversé des impressionnistes …
Raconté par son modèle une partie de la vie de Manet, ses habitudes, ses amis peintres et littéraires, ses amours, ses envies, son coup de pinceau depuis le déjeuner sur l'herbe et ses choix de sujet mettent en lumière son histoire forte d'un siècle en pleine effervescence… Un petit livre subtil, une partie critique et journalistique d'une époque, un bon moment d'art."

"Au-delà de l'histoire de l'œuvre, j'ai aimé ce choix de mettre en lumière une femme qui ne se contenta pas d'être modèle mais termina sa vie en tant que peintre, même si à ce jour, seules deux toiles lui ont été attribuées.
Concernant l'objet-livre, c'est une réussite, les deux rabats intérieurs offre la reproduction de l'œuvre d'un côté et un agrandissement d'une partie du tableau de l'autre."

"Avec une écriture simple et efficace, ce court ouvrage nous fait découvrir ou re-découvrir l’histoire qui se cache derrière un chef-d'œuvre. Il ne s’agit pas d’une analyse détaillée du tableau. Néanmoins, Alain Le Ninèze nous permet d’apprécier le rôle central joué par Edouard Manet dans l’inauguration de l’art moderne et la naissance de l’impressionnisme même si le peintre ne se revendique d’aucune « école ». Il nous montre l’audace qui était la sienne pour défier les conventions de son époque et comment en retour son avant-gardisme a été condamné par des institutions conservatrices."