
L’atmosphère de cette toile est étrange, la scène énigmatique, comme dans tous les tableaux du peintre, c’est vrai ; Hopper est un ensorceleur.
Ses peintures, baignées de grande solitude, de mélancolie sourde, subliment la banalité et intriguent. Rêveries inquiètes qui nous entraînent dans un monde intranquille, peuplé de fantômes esseulés.
Catherine Guennec a publié une vingtaine d’ouvrages ; des romans et des dictionnaires érudits et amusants sur la langue française. Elle est notamment l’auteure de L’Argot pour les nuls.
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ISBN : 979-10-312-0278-5
Prix : 12,90 €
128 pages
Parution le 08 avril 2021
Diffusion : Volumen
"On pénètre dans le tableau, au cœur de cette Amérique à la fois belle, lumineuse et très énigmatique car chaque tableau de Hopper est un questionnement à lui tout seul"
" La plus grande partie du livre est consacrée à cette ambivalence entre haine et amour de Jo pour son mari. Elle ne cesse de se plaindre de sa froideur, de la manière dont il la néglige, de leurs disputes, de leurs batailles, tout en se disant incapable de vivre sans lui. Je ne sais ce qui est vrai et ce qui est romancé. Heureusement qu’au-delà de ces thèmes dans l’air du temps, sa description sensible des tableaux de Hopper est remarquable, et on oublie la litanie des disputes pour s’attacher au regard éclairé que Jo avait sur le travail d’Edward."
"Le texte coule avec une telle aisance qu’il m’a semblé au travers de mots de Catherine Guennec, entendre véritablement parler Joséphine Hopper. Comme dans un tableau de Hopper, soudain la vérité crue et sobre se distille au fil de la vie quotidienne du couple. Une histoire d’amour presque sacrificielle, où l’art l’emporte sur tout le reste, jusqu’au bout et avec le consentement de la sacrifiée."

"Les récits nous entrainent dans le quotidien des peintres, mais aussi des modèles ou dans les coulisses d'un studio ou d'une ville, avec une écriture facile à lire, qui plaira au plus grand nombre."

"L'auteure de ce livre, Catherine Guennec a su exactement se mettre à la place de la femme de Hopper, grâce à une très grande documentation, on sent d’ailleurs tout le travail de recherches fait en amont pour donner un récit si précis. La bibliographie citée à la fin du livre est impressionnante. Joséphine Hopper a écrit dans des carnets tous les détails de sa vie avec son mari. J'ai vraiment eu l'impression que c’était Joséphine qui racontait sa vie. Je me suis sentie très proche d'elle et me suis très vite attachée à elle."

"Nous sommes dans le réalisme d'une vie quotidienne sans prétention, mais toujours passionnée "

"D’aucuns affirment que la peinture stigmatise l’absence de communication, la tristesse, la solitude des êtres, au sein d’un couple en l’occurrence. Et de fait Joséphine Hopper, narratrice du récit et épouse du peintre, confirme, en mode doux amer, le caractère houleux de leur relation conjugale, du huis clos de toute une vie.
Peintre elle-même, Jo voit son talent évincé par le succès de son mari, son mépris aussi.
Soutenu de nombreuses références, le roman contextualise l’émergence du chef-d’œuvre."

« En prenant pour ligne directrice le tableau « Cape Cod Evening » peint en 1939, Catherine Guennec tisse ici un monologue sublime et douloureux de Joséphine Hopper qui a sacrifié sa propre vocation de peintre pour accompagner son époux durant plus de 40 ans dans les affres de la création. Le plus fascinant dans ce récit ? Avoir l’impression d’effleurer Hopper sans jamais vraiment percer son mystère. Car que seraient ses tableaux s’ils cessaient d’être des énigmes pour nous ? »

« Jo, l’épouse d’Hopper, nous prend par la main et nous fait pénétrer dans le tableau et la vie intime de son couple. Jo qui fut l’unique modèle de son époux. Hopper se pose presque en sociologue de cette société moderne qui condamne à la solitude. Ses tableaux parlent pour lui, lui le taiseux. Ce petit livre est une vraie réussite, entrer dans une oeuvre de cette manière est originale et permet aussi au plus grand nombre d’aborder l’œuvre d’un peintre ainsi que sa biographie. C’est érudit et les sources tout comme les regards croisés sont riches. Je le recommande.»

"Devenu le confident d’un secret partagé, le lecteur se laisse conquérir par le cadeau que lui fait à chaque page le journal intime d’une inconnue. Jo, l’épouse qui aurait tant aimé réussir sa carrière de peintre, la manquera aussi. Pas de place pour elle et, à un interlocuteur qui s’était hasardé à demander à Edward Hopper ce que ça lui faisait d’avoir une femme peintre, le peintre adulé répond : une femme peintre, ça pue !"

"En analyse romancée, Catherine Guennec dépeint l'essence de l'œuvre de Hopper. [...] Ce roman-thèse passionné est conté dans un style fluide, un rythme soutenu, dans l'acuité d'un tendre humour sous-jacent pour Jo Hopper, l'épouse de l'artiste et narratrice de substitutions... choisie par l'auteure."

"Catherine Guennec nous invite à visiter le plus célèbre des peintres américains avec « Les heures suspendues selon Hopper ». En juillet 1939, Edward Hopper, taiseux et misanthrope, peint « Cap Cod evening », un homme, une femme et un chien, devant une demeure élégante mais un peu à l’abandon, évoquent la beauté triste des années perdues d’avant la crise économique de 1929. L’auteure donne la parole à Joséphine Hopper, la fidèle épouse de celui que l’on surnomme « le peintre du silence », celui qui met en évidence « le sentiment banal de l’étrange »."

"Dans Les heures suspendues selon Hopper, Catherine Guennec, dans un beau et long monologue offre une voix à celle qui sacrifia sa vie d’artiste pour laisser s’épanouir celle de son mari.
Laissez-vous porter par les embruns de Cap Cod et par la mélancolie du plus français des peintres américains qui vouait une véritable passion pour Rimbaud, Verlaine, Courbet, ou encore Mallarmé.

"En se focalisant sur un tableau particulièrement obsédant et énigmatique, l'auteure parvient à nous apprendre une foule de choses, sur ce tableau précisément bien sûr, mais sur bien d'autres également, et sur le contexte de la Grande Dépression. [...] Catherine Guennec parvient à mettre en avant les particularités qui rendent la peinture de Hopper si obsédante. Une peinture qui en établissant un dialogue entre son intériorité et la réalité extérieure convie notre propre monde, nos émotions, nos angoisses et notre imagination."

"Fascinée par la toile Cape Cod Evening d'Edward Hopper, achevée en 1939, la romancière entreprend d'en décortiquer les éléments, les signifiants, de la situer dans le contexte de sa création, mais aussi de l'oeuvre globale du célèbre peintre américain et du couple houleux constitué avec son épouse Jo, la narratrice. Le constat est doux-amer, le mystère garde force plénière, preuve qu'encore et toujours la magie opère."

"Catherine Guennec prend la plume et se glisse dans la peau de Josephine Hopper, dite « Jo », l’épouse d’Edward, le peintre. Le parti pris de la première personne nous propulse dans l’intimité de ce couple où la femme, comme souvent, s’est effacée au profit du talent de son homme. Il y a la peinture mais aussi tout ce qu’elle dit du processus de création, de la relation entre les êtres, des joies, des souffrances, des doutes. On tourne les pages sans en perdre une miette, ne s’interrompant que pour chercher les reproductions des œuvres dont il est question. Du grand art !"

"La nouvelle collection des ateliers henry dougier révèlent les petits secrets accompagnants la réalisation d'un tableau. Agréable à lire, celui consacré à l'énigmatique Cape Code Evening d'Edward Hopper nous plonge dans la vie intime du peintre et des États-Unis au début du XXe siècle."

"C’est une femme, Jo, l’épouse d’Edward Hopper, qui prend la parole sous la plume de Catherine Guennec pour raconter l’histoire du couple de Cape Cod Evening. Mais, cette fois, le ton est mélancolique ; il est à l’image des « heures suspendues » des tableaux peuplés de « fantômes esseulés » de Hopper, et du couple silencieux que forment Ed et Jo."

"Ce roman sera décrit par Jo. Joséphine, la femme d'Edward, son ombre, son mentor, son Gimini Criquet, peintre également mais en retrait, effacée par toute la grandeur de son mari. Lui très introverti, observateur et méticuleux capte l'émotion et les instants de lumière sur ces beaux paysages américains. Mais à contrario transmet également, mélancolie et tristesse dans ses personnages. Ce livre est un pur moment de silence, de bien être et de sagesse ! Un dernier chapitre ou les critiques de son époque sont très intéressantes… à lire et à redécouvrir tout le talent de Hopper"

"Joséphine Hopper prend ici et enfin la parole, occupe le devant de la scène après avoir « sacrifié » sa peinture et consacré sa vie à l’œuvre de son « grand homme ». Grand par le talent, par la taille... Presque deux mètres (1m 98) qui devaient être plus impressionnants encore pour la toute petite « Jo », 1 m 52 !"

"La qualité d'écriture de Catherine Guennec agence fiction et données historiques (extraits du journal de Jo H.) à merveille. Elle incarne parfaitement l'état d'esprit du couple, des peintres et des époques traversées. Les blancs laissés entre les paragraphes invitent à la rêverie. Un livre à offrir délicatement aux amateurs du grand peintre de la solitude, de l'attente, de l'indicible."

"J'ai beaucoup aimé ce livre que je vous conseille vivement.
Avec ce livre, en plus d'une plongée au coeur du couple et de l'art d'Edward, j'ai découvert une femme très intéressante, peintre à part entière elle aussi, quoi qu'on en ait dit à l'époque (Edward inclut!) ! En effet ,son art, loin d'être mineur, m'a vraiment touchée. Enfin, ... ce que j'ai pu en voir car la majeur partie de ses toiles ont été détruites sciemment. Quelle honte!"

"Enfermée dans une solitude forcée, peintre elle-aussi condamnée à rester dans l'ombre pour ne pas entâcher la mise en lumière de son époux, elle sera son seul et unique modèle, incarnant pour lui toutes les femmes de son esprit (et de ses désirs).
C'est le charme de la côte escarpée de Cape Cod sur la côte Est des États-Unis où le couple aime se ressourcer, qui inspira au peintre "Cap Cod Evening", le tableau dont il est question dans cet ouvrage."
